Toutes les plaques diplomatiques ne représentent pas des États. Une part importante d'entre elles appartient à des organisations internationales: ONU, UNESCO, OTAN, OMS… Elles disposent de codes dédiés, qu'il faut savoir distinguer de ceux des pays.
Pourquoi des codes séparés ?
Les organisations intergouvernementales bénéficient d'un statut juridique propre, défini non par la Convention de Vienne de 1961 mais par des accords de siège et des conventions multilatérales spécifiques. Pour refléter cette particularité, chaque pays leur réserve des plages de codes distinctes de celles des États.
En France : les codes 400 à 800
Le système français réserve aux organisations internationales les codes situés au-delà de 400. Quelques exemples emblématiques :
- 401 — UNESCO, dont le siège mondial est à Paris
- 409 — OCDE
La distinction est immédiate : un code à un ou deux chiffres désigne un État, un code à partir de 400 désigne une organisation. Parcourez le tableau français complet pour les retrouver toutes.
En Suisse : Genève, capitale des organisations
La Suisse, et particulièrement Genève, abrite des dizaines d'organisations : ONU (Office de Genève), OMS, OMC, HCR, OIT… Sur les plaques, le canton GEest souvent le signe d'une mission permanente auprès de ces organisations. Notre guide suisse et la liste des codes aident à les identifier.
Au Royaume-Uni : les codes hauts
Le Royaume-Uni attribue aux organisations internationales des codes numériques élevés, distincts de ceux des ambassades bilatérales. Leur immunité dépend de l'accord de siège conclu avec Londres et de conventions comme celle de 1946 sur les privilèges et immunités des Nations Unies. Voir le tableau britannique.
En Allemagne : Bonn et les agences onusiennes
Après le départ du gouvernement vers Berlin, Bonnest devenue un pôle onusien important (secrétariats environnementaux, agences spécialisées). L'Allemagne attribue à ces organisations des Landeskennzahlen spécifiques, identifiables dans notre tableau allemand.
Comment les reconnaître à coup sûr
La règle générale : les organisations internationales occupent des plages de codes réservées, au-delà de celles des États. En cas de doute, le scanner Diplo Scannerindique automatiquement s'il s'agit d'un État, d'une organisation ou d'une délégation. Pour le cadre juridique de l'immunité, voyez aussi notre article sur les statuts britanniques D et X.