Avec l'Union européenne, l'OTAN et des centaines d'ambassades, Bruxelles est l'une des capitales les plus diplomatiques du monde. La Belgique a donc développé un système de plaques riche et codifié.
La plaque CD belge
En Belgique, les véhicules diplomatiques portent une plaque rouge à caractères, commençant souvent par CD pour le corps diplomatique. Un code numérique identifie la mission, sur un principe proche du code pays français. La couleur rouge tranche avec le vert français ou le jaune britannique décrits dans notre comparatif européen.
Trois communautés diplomatiques superposées
Bruxelles cumule des statuts rarement réunis ailleurs :
- Les ambassades bilatérales — accréditées auprès du Royaume de Belgique.
- Les représentations auprès de l'UE— les pays tiers disposent d'une mission distincte auprès de l'Union, comme expliqué dans notre article sur les plaques des institutions européennes.
- Les délégations auprès de l'OTAN — dont le siège est à Bruxelles.
Les plaques EUR et OTAN
À côté des plaques CD, on croise les séries EURdes institutions européennes et des plaques liées à l'OTAN. Cette superposition fait de Bruxelles un véritable laboratoire de l'immatriculation internationale, où coexistent les régimes de la Convention de Vienne et des protocoles propres aux organisations.
Immunité et obligations
Comme partout, l'immunité belge découle de l'accréditation de la personne et non de la plaque. L'assurance reste obligatoire et la plaque est radiée en fin de mission. La carte de légitimation délivrée par le SPF Affaires étrangères reste le document de référence.
Pourquoi ce système est unique
Aucune autre ville ne concentre autant de régimes diplomatiques différents sur un même territoire. C'est ce qui rend les plaques bruxelloises particulièrement variées — et parfois déroutantes pour qui veut les décoder. Le guide completaide à s'y retrouver.